Quand Daech attaque l’Europe

Face à ses revers militaires, le groupe djihadiste se réorganise. Il prépare, “plus que jamais” des attaques hors d’Irak et de Syrie, prévient un haut responsable de l’ONU. Malgré des revers militaires en Irak et en Syrie, le groupe djihadiste Etat islamique (EI) s’est réorganisé et “se concentre plus que jamais” sur des attaques en dehors de ces zones de conflit, notamment en Europe, a souligné jeudi un haut responsable de l’ONU. Selon Jeffrey Feltman, sous secrétaire général aux affaires politiques, tout en “continuant de résister, notamment à Mossoul et Raqqa, l’EI a réorganisé sa structure militaire, donnant plus de pouvoir aux commandants locaux et se concentre plus que jamais sur la préparation et l’inspiration d’attaques en dehors des zones de conflit”. Il a cité les récentes attaques perpétrées en Belgique, France, Royaume-Uni, Suède, Russie, Turquie ou Allemagne. Le volume des messages du groupe sur les réseaux sociaux a baissé depuis 16 mois mais “la menace persiste car des partisans [de Daech] en dehors de la Syrie et de l’Irak recueillent et redistribuent cette propagande”. Le nombre total des combattants de l’EI ainsi que les revenus du groupe djihadiste ont aussi baissé depuis 16 mois, a noté Jeffrey Feltman, qui s’exprimait devant le Conseil de sécurité. Mais l’EI peut toujours compter sur “des dizaines de millions de dollars par mois” provenant entre autres des ventes de pétrole, de l’extorsion de fonds et du kidnapping contre rançon, du trafic d’antiquités ou de l’exploitation des ressources minières des territoires qu’il contrôle comme les phosphates. Quant aux combattants étrangers recrutés par l’EI ils sont en diminution également depuis 16 mois mais “le retour et la réinstallation de ces combattants venus des zones de conflit vers d’autres régions représente une menace considérable pour la sécurité internationale”, a souligné Jeffrey Feltman. Évoquant le Sahel, il a plaidé pour “renforcer le partenariat entre le système onusien et les acteurs régionaux afin de soutenir les pays du G5 Sahel dans leur lutte anti-terrorisme”. La France a présenté mardi un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU autorisant le déploiement d’une force militaire africaine constituée par le G5 et chargée de combattre les djihadistes et les trafiquants de drogue dans le Sahel. Le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso, qui composent le G5 Sahel, ont accepté en mars de constituer une force de 5000 hommes, chargée de cette mission. L’ambassadeur français François Delattre a souligné ce jeudi devant des journalistes la nécessité que “le Conseil de sécurité soit uni pour soutenir ce projet de résolution”. “En matière de terrorisme, il n’y a pas de place pour la désunion”, a-t-il plaidé. Selon des diplomates, les Etats-Unis se sont montrés réticents à financer cette force lors des premières discussions sur le texte.

USA: la fin de l’Obamacare ?

C’est la deuxième tentative. Après un échec le 24 mars dernier, Donald Trump va une nouvelle nouvelle fois tenter de faire adopter un texte pour abroger et remplacer “Obamacare”. Kevin McCarthy, chef de la majorité, a assuré sur la chaîne MSNBC avoir suffisamment de voix pour en assurer l’adoption. L’heure du vote n’a pas encore été fixée ce jeudi. Le suspense a duré toute la journée, au fil de réunions au Capitole. Les chefs de groupe et la Maison Blanche négociaient avec les ailes modérées et conservatrices du parti afin d’élaborer un texte capable de recueillir une majorité dans l’hémicycle. La minorité démocrate est totalement opposée, ce qui force les républicains à limiter à une vingtaine le nombre de leur défections. Il y a aujourd’hui 238 républicains et 193 démocrates à la Chambre. Si le texte était adopté, il sera examiné dans les prochaines semaines au Sénat, où il serait amendé profondément. La première version du texte d’abrogation avait été retirée juste avant le vote le 24 mars, faute de consensus au sein du parti majoritaire. Ce devait être le premier grand succès législatif du mandat de Donald Trump. A l’époque, les conservateurs du groupe Freedom Caucus reprochaient au texte de laisser intacts de trop grands pans de la loi “Obamacare”, notamment des aides et garanties publiques. Et les républicains modérés s’inquiétaient de voir des subventions et autres acquis disparaître. Depuis, un petit groupe de parlementaires tentaient de rédiger une version amendée. Mardi, la nouvelle mouture semblait être promise à un échec, mais des modifications de dernière minute ont fait changer d’avis certains élus, et mercredi soir, les chefs semblaient suffisamment confiants pour reprogrammer le vote, qui pourrait être très serré. Sur le fond, de nombreux modérés s’inquiétaient de ce que le projet de réforme autoriserait les Etats à se débarrasser de l’obligation faite aux assureurs de couvrir tous les patients de la même façon, même ceux qui ont des antécédents médicaux. L’un des acquis majeurs d’Obamacare est l’interdiction de discrimination entre les assurés. Finalement, des crédits nouveaux permettraient de financer des aides pour les patients les plus coûteux, mais les démocrates estiment ces montants insuffisants. La réforme républicaine ne toucherait que les Américains qui s’assurent sur le marché dit “individuel” des assurances santé. La majorité de la population est assurée par les employeurs ou des couvertures publiques non concernées par ce type de réforme.

Voler en avion a reaction

Dernièrement, j’ai fait quelque chose qu’il est bien difficile d’oublier : j’ai expérimenté un vol en avion de chasse. Ca s’est déroulé dans les environs de Pontoise et c’était tout bonnement époustouflant. Force m’est d’admettre que je m’étais promis de ne pas en parler ici. D’ailleurs, je suis resté coi sur Twitter. Pour une raison toute simple. Je me suis rendu compte que nous sommes devenus franchement fans des « partage » de notre vie en ligne était devenu une véritable obsession collective. Les guillemets, car ce n’est pas tant un partage qu’une mise en scène de nous-mêmes. Nous posons en permanence. C’est une chose que nous connaissons tous mais que nous avons en fait tendance à écarter. Nous passons maintenant tant de temps attachés à nos écrans que nous en occultons totalement le présent. Nous sommes parvenus à un stade où, quand nous vivons une aventure, nous ne le vivons plus pour elle-même : notre premier geste est de le partager sur les réseaux sociaux. Nous rencontrons une star ? Notre première pensée est de faire un selfie avec qu’on pourra publier sur Facebook. Une assiette de spaghettis bolognaise ? C’est une photo partagée. Nous n’évoluons plus dans l’instant : nous vivons dans l’instant d’après, celui où le monde va approuver et liker l’événement. Au fond, nous vivons tous des accros en quête de leur dose de likes. Sans rire, pensez-y. Chaque fois que vous vivez une expérience nouvelle, n’avez-vous pas instantanément songé à ce qu’allaient dire vos amis quand vous relateriez votre expérience ? En un sens, nous ne sommes plus jamais seuls. Nous pensons comme si nous avions toujours un auditoire guettant la prochaine représentation. Toujours est-il que j’ai adoré ce vol en avion de chasse. Je vous mets en lien le prestataire par lequel je suis passé. ;-)Pour plus d’informations, allez sur le site de baptême en Fouga Magister et trouvez toutes les informations.

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Les juifs américains se sentent toujours en sécurité aux Etats-Unis

« Je ne me sens pas menacé »: la récente flambée de menaces contre des institutions juives américaines est sans précédent pour de nombreux juifs américains, mais ils continuent à se sentir en sécurité aux Etats-Unis, largement épargnés par l’antisémitisme depuis 50 ans. Sur Coney Island Avenue, un quartier de Brooklyn (New York, nord-est) où se côtoient sans difficulté juifs et musulmans pakistanais, une alerte à la bombe a été enregistrée vendredi dans les locaux d’une association juive pour personnes âgées – l’une des 155 enregistrées depuis début janvier à travers les Etats-Unis, le plus souvent dans des centres communautaires servant aussi d’écoles, auxquelles se sont ajoutés des graffitis de croix gammées et plusieurs profanations de cimetières juifs. Stuart Gourdji, 25 ans, patron d’une entreprise de confection de paniers cadeaux dans un bâtiment mitoyen, a dû évacuer les lieux dans la précipitation. Il ne compte plus les menaces contre sa communauté dont il entend parler dans les médias. Mais même s’il était « effrayé » sur le moment, lui et plusieurs de ses employés disent n’être « pas vraiment inquiets ». « Il y a probablement un imbécile quelque part qui orchestre tout ça. Il finira par être arrêté. Ca passera », dit-il, ajoutant n’avoir jamais songé à enlever sa kippa dans la rue. Tout le monde n’est pas aussi serein. Jack Moline, un rabbin aujourd’hui retraité, souligne avoir « vu autour de (lui) énormément d’angoisse ».

La montagne à la montagne, ha ha

Quel est ce haut mal qui contamine notre sphère politique ? Car un haut mal est bien à l’oeuvre, même si l’on en parle pour le moment assez peu. La semaine dernière, j’ai en effet participé à un colloque à Val Thorens en montagne où j’ai pu en discuter avec plusieurs invités. Et pas mal d’entre nous étaient frappés par la nouvelle orientation de certains discours politiques, une conséquence directe de l’élection d’un certain milliardaire. Trump semble en effet avoir contribué à envenimer la pratique de la politique. Jamais, avant ça, un politicien français ne se serait permis d’annoncer au JT, devant tous, qu’il cèderait sa place s’il était mis en examen, tout ça pour revenir sur sa parole le mois suivant ! Et s’il avait dû le faire, il y aurait mis les formes, aurait étayé son discours pour faire passer ce revirement. Là, même pas. Et il y a une certaine logique qui est à l’oeuvre, en fait. En effet, à compter du moment où le président américain peut soutenir sans sourciller que le réchauffement climatique est un complot chinois, et ce sans avancer le plus petit début de preuve, il ne paraît plus aussi primordial d’être rationnel ou solide dans sa défense. Toute critique peut être détournée par des arguments qui, à défaut d’être rationnels, ne permettent aucune réplique. Un article de journal embarrasse un candidat ? C’est là le signe d’une coalition médiatique. Une vieille citation refait surface ? C’est une calomnie inventée de toute pièce. La citation a été enregistrée et est rediffusée ? Pas grave, car les électeurs de droite ont de toute façon adopté l’idée que toute critique contre leur camp est forcément un complot, et que ce sont les journalistes qui sont au final coupables (même si ce ne sont pas eux qui ont détourné l’argent). Bref, grâce au système de défense de Trump, le politique se voit soudain libéré de tout devoir ou de toute forme de responsabilité. Et le pire, c’est que cet état d’esprit s’installe dans le paysage : l’on s’habitue tout doucement à cet état de fait. Pour finir sur une note plus légère, ce colloque était tout à fait remarquable : le staff a abattu un sacré boulot. Voici l’agence qui l’a goupillé, si vous souhaitez jeter un coup d’œil à ce séminaire montagne.

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Santé

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Cuba sera américain

Retour sur les tentatives de renversement du pouvoir castriste et l’avenir de Cuba après la mort de Fidel Castro. Rachel Marsden fait le point avec Eric Denécé, directeur du CF2R, le Centre Français de Recherche sur le Renseignement. Le fait que la CIA ait tenté de renverser Fidel Castro Castro est un secret de polichinelle. Mais le chiffre avancé de 638 tentatives d’assassinat contre le dictateur cubain est-il fiable? Eric Dénécé, ancien officier du SGDN et directeur du CF2R, le Centre Français de Recherche sur le Renseignement, estime que c’est un chiffre qui « paraît absolument gigantesque et je crois que ce n’est pas plausible. Il y a deux choses: si les Américains avaient essayé ne serait-ce que 63 fois, ça aurait été gigantesque […] après je crois qu’il faut se mettre dans les services de contre-espionnage de Fidel Castro qui sont dans la paranoïa la plus complète. » Que penser alors de ces innombrables tentatives des forces américaines qui ont échoué à renverser Fidel Castro? Le directeur du CF2R juge que « la CIA a été un service très amateur pour avoir raté autant d’opérations contre le leader cubain. » Selon Eric Dénécé, « la première leçon, c’est qu’ils ont arrêté de concevoir de grandes opérations comme celles-ci. Très rapidement, la CIA a compris que ça n’était plus de son ressort de monter des opérations spéciales de cette nature et c’est l’époque où aux États-Unis, ont été créées les special forces. »

Non, maman ne cuisine pas

S’il y a quelque chose à mettre à mon crédit, c’est que je cuisine avec enthousiasme. Quand j’invite à la maison, je suis heureux de préparer le menu. Cela dit, mes invités sont généralement beaucoup moins enthousiastes à la vue des plats, et encore moins lorsqu’ils doivent les déguster. Pour ma défausse, personne ne m’a jamais appris : j’ai donc appris sur le tas, et en résulte forcément certaines lacunes que je m’emploie à résoudre petit à petit. Je me forme donc aux fourneaux dès que j’en ai l’occasion. La semaine dernière encore, j’ai ainsi participé à un cours de cuisine à Pau où j’ai encore appris quelques techniques efficaces que je ne connaissais pas du tout. Mon seul regret, cependant, c’est d’avoir fait ça sans ma douce. J’ai bien essayé de la persuader de m’accompagner, mais comme je m’y attendais, je n’ai pas obtenu gain de cause. Il faut dire qu’elle a tellement peu de goût pour la cuisine qu’elle ignore même où se rangent les casseroles ! Cette animosité envers la cuisine m’a toujours semblé assez incroyable. Et la raison de cette animosité est en fait encore plus incroyable. Selon ma moitié, le fait de cuisiner reviendrait en fait à s’enchaîner au cliché de l’épouse docile. Et ça, elle le refuse catégoriquement. Elle refuse donc de cuisiner par principe, pour un combat féministe qu’elle mène seule dans sa tête. De mon point de vue, tout ça n’a pas grand sens. Je ne m’arrête pas de construire la terrasse juste parce que c’est une activité qui est plutôt dévolue aux hommes. Il est tout de même surréaliste de s’interdire de cuisiner simplement pour éviter les stéréotypes, non ? Mais j’ai arrêté de présenter tous ces arguments à ma femme : lorsqu’elle est convaincue d’une chose, il est en effet très difficile de lui faire entendre raison. Bref, je crois que je ne suis pas près d’être accompagné en cuisine ! En tout cas, si les fourneaux ne sont pas pour vous le symbole de l’oppression phallocratique, ce cours de cuisine pourrait vivement vous intéresser. L’équipe est vraiment gentille et le chef très carré dans ses explications. Voici le site où j’ai trouvé mon bonheur, si vous voulez vous faire votre propre idée. Tout le détail sur https://www.tematis.com/cours-cuisine

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En ces moments de solitude…

Je voyage beaucoup pour le travail. Trop, même. Ma femme se plaint souvent de ces absences, du fait que je ne rentre que le week-end pour voir ma petite famille. Mais c’est ainsi. Peut-être trouverai-je un jour un travail plus sédentaire, mais ce n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour.

Ces voyages continuels font que, la semaine, je vis en quelque sorte en solitaire. Evidemment, je vois du monde. Je passe mes journées dans des réunions, je rencontre sans cesse de nouvelles personnes, déjeune presque toujours avec des collaborateurs. Mais il y a aussi tous ces moments de creux, de vide. A l’aéroport, dans l’avion, dans la chambre d’hôtel. Mises bout à bout, toutes ces heures de solitude forment en soi une petite vie. Une vie que je ne dois pas gâcher. Alors, plutôt que de la passer à ne rien faire, ou à passer le temps, j’ai décidé de la meubler de manière plus intelligente : en créant ce blog, notamment, sur lequel je pourrai partager mes découvertes, mes humeurs du moment, ou mes réflexions sur l’actualité. Et ces dernières seront d’ailleurs sans doute nombreuses, étant donné que nous vivons dans un monde où le prochain président américain est un milliardaire mythomane, à moitié fou et plus qu’à moitié idiot !

Je m’appelle Julien N. et je suis le Solitaire. Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog. ;-)


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